Quotidien Shaarli
February 11, 2018
Et si la nature même de la surveillance avait changé sans que l'on s'en rende compte ? En effet, l'émergence massive des réseaux sociaux et des smartphones – qui recueillent constamment nos traces numériques – a permis de nouvelles formes de surveillance dont chacun est à la fois le sujet et l’observateur.
Après avoir vendu un système de surveillance électronique à la Libye de Mouammar Kadhafi, la société Amesys a changé de nom et d’actionnaire pour vendre ses services au nouveau pouvoir égyptien. Sans que l'Etat français y trouve quelque chose à redire.Eté 2011 : rattrapé par le printemps arabe, Mouammar Kadhafi est en fuite. Dans une Libye insurrectionnelle, une entreprise française inconnue du grand public prend la lumière à son corps défendant. Au cœur d’un centre d’écoute de Tripoli, deux journalistes du Wall Street Journal identifient formellement son logo sur un panonceau. Elle s’appelle Amesys, et elle a vendu un système de surveillance des télécommunications à la Jamahiriya du colonel. Une « faveur » de Nicolas Sarkozy, pour signer le retour de Kadhafi dans le concert des nations, avec l’aide de l’incontournable intermédiaire Ziad Takieddine. Un an plus tard, une information judiciaire est ouverte contre Amesys, pour complicité d’actes de torture. Ses outils auraient permis au régime libyen de traquer et de torturer des opposants.
Si ce brevet est utilisé par Facebook, vous aurez intérêt à avoir des amis dont les scores de crédit sont élevés.Les entreprises comme Google, Microsoft ou Facebook déposent de nombreux brevets, mais tous ne sont pas utilisés.Et tout ce que l’on peut souhaiter, c’est que le brevet qui a récemment été délivré à Facebook (« Autorisation et authentification basée sur le réseau social de l’individu ») ne lui serve jamais.En effet, dans un paragraphe du document, on peut lire ceci :« Lorsqu’un individu demande un prêt, le prêteur examine les scores de crédit des membres du réseau social de l’individu qui est connecté à cet individu via un nœud autorisé. Si le score de crédit moyen de ces membres atteint le score de crédit minimum, le prêteur continue d’examiner la demande de prêt. Sinon, la demande est rejetée ».Plus vous avez d’amis qui ont du mal à rembourser leurs prêts, plus cela serait risqué pour le prêteur de vous en accorder un, et inversement.Dans un tel monde, on ne pourrait plus ajouter n’importe qui sur Facebook, n’est-ce-pas ?